Le handicap visuel recouvre des réalités variées, s’échelonnant d’un trouble visuel à une cécité complète. Actuellement, en France, 3 millions de personnes sont concernées, ce chiffre augmentant progressivement avec l’allongement de la durée de vie. Un malvoyant dans la rue ou un aveugle à son bureau ne se distingue pas toujours, alors soyons attentifs pour mieux les aider lorsqu’ils en ont besoin ! Dans certains métiers, une personne daltonienne peut-être reconnue comme handicapée. En France, 1 500 000 personnes sont malvoyantes, 60 000 sont aveugles.

 

Un peu de vocabulaire

Amblyopie : baisse de l’acuité visuelle sans lésion de l’oeil.

Braille : alphabet en points et en relief à l’usage des aveugles.

Blindisme : gestuelle propre aux aveugles de naissance qui font penser à des tics.

Cécité : état d’une personne aveugle.

Glaucome :maladie de l’oeil entraînant une diminution de l’acuité visuelle pouvant aller jusqu’à la cécité totale.

 

Comment aider

La communication visuelle n’étant plus possible, n’hésitez pas à parler :

Une personne déficiente visuelle ne peut pas voir que vous vous adressez à elle. Pour capter son attention, appelez-la par son nom !

  • Elle ne reconnaîtra pas toujours votre voix, alors n’oubliez pas de vous présenter.
  • La perte de vision ne signifie pas l’oubli du mot VOIR. Vous pouvez donc utiliser tout le vocabulaire de la vision. Ainsi, les aveugles disent “je suis allé voir un film au cinéma” ou “j’ai regardé tel programme hier à la télévision”.

Accompagner ne veut pas dire diriger. Certains éléments sont à prendre en compte pour éviter que votre aide ne devienne une gêne : proposez votre aide, la personne vous dira si elle en a besoin.

  • Ne vous offusquez pas si elle refuse.
  • Pour faire un bout de chemin ensemble, le mieux est qu’elle vous prenne le bras, avec sa main restée libre si elle tient une canne de l’autre.
  • Il est toujours plus facile de suivre que d’être poussé en avant !
  • Annoncez les changements de direction ou de relief, ainsi que les obstacles à éviter.
  • Devant un escalier, proposez de tenir la rampe et annoncez la première et la dernière marche.
  • Vous pouvez présenter un siège, et guider sa main sur le dossier, mais une fois la position du siège déterminée, la personne peut s’asseoir seule.
  • Prévenez la personne quand vous la quittez, cela lui évitera de parler dans le vide !
  • Si vous la renseignez sur une direction, pensez que certaines indications sont purement visuelles, comme “par ici”, “là-bas”, ou même “tout droit”.

Les déficients visuels n’ont pas accès aux informations écrites sur un panneau de rue, de direction, une enseigne ou un arrêt de bus. Il leur faut donc souvent demander de l’aide. N’hésitez pas à les renseigner !

Dans les transports, il n’est pas facile de trouver la porte d’une rame du métro, surtout si elle est fermée, ni même une place libre.

  • Dans une file d’attente, dans un magasin ou une administration, il n’est pas évident de savoir où commence la file, ni même quand elle avance. Il vaut mieux être renseigné par la personne qui se trouve derrière que donner à chaque fois des coups de canne dans les jambes de celle qui se trouve devant pour savoir si la file progresse.

Il est très facile de partager un repas avec une personne déficiente visuelle.

Indiquez-lui le siège où elle doit s’asseoir, elle trouvera seule son assiette et ses couverts.

  • Décrivez-lui le contenu de l’assiette ou ce que vous lui présentez, cela lui évitera les surprises et d’avoir à manger un aliment qu’elle n’aime pas.
  • Ne dites pas “tiens” en tendant quelque chose, indiquez lui plutôt où vous le posez. Exemple : “je pose un morceau de pain à droite de ton assiette”.
  • N’hésitez pas à lui demander de tendre son assiette ou son verre.
  • Il est inutile de lui couper la viande, surtout s’il n’y a pas d’os.

Vous recevez une personne déficiente visuelle à la maison :

Si c’est la première fois, décrivez-lui l’agencement des pièces et faites-lui visiter, elle se fera alors une idée plus précise des lieux.

  • Vous pouvez lui décrire les lieux avec des qualificatifs visuels.
  • Accompagnez-la jusqu’à l’endroit où elle doit s’asseoir et dans les différentes pièces.

Vous êtes invités :

Vous aurez peut-être à allumer en arrivant, les aveugles n’ont pas besoin d’éclairer. Pensez alors à éteindre en partant !

  • Évitez de déplacer les objets ou signalez-le, sinon la personne aura du mal à retrouver ses affaires.
  • Ne laissez pas une porte à demi-ouverte.
  • Ne laissez rien dans le passage.
  • Pensez que vous êtes invité, vous n’êtes pas obligé de tout faire à la place de votre hôte, qui sait sûrement se débrouiller, même si un petit coup de main de temps en temps peut être utile.

 

(Sources : Vivre ensemble, guide des civilités à l'usage des gens ordinaires et Agefiph, Qu'est ce que le handicap ?)

(En savoir plus sur la déficience visuelle : fiche INTEGRANS Repères sur les déficiences visuelles au format pdf)

(Source : www.integrans.org)

(Travailler ensemble ! Guide du savoir-être avec un collègue déficient visuel)

 

Des experts en région

Le CREESDEV, Centre Régional d'Enseignement et d'Éducation Spécialisés

Le CREESDEV a signé en 2007 une convention avec l'AGEFIPH de Bourgogne-Franche-Comté. Ses professionnels assurent les prestations suivantes : analyse approfondie de la demande formulée, évaluation des capacités fonctionnelles dans le cadre du projet professionnel, identification des techniques de compensation à mettre en oeuvre au regard des situations identifiées, mise en oeuvre des techniques de compensation au regard des besoins et des solutions préconisée, appui et conseil à l'entreprise dans le cadre d'une embauche ou du maintien dans l'emploi.

Les bénéficiaires de ces interventions sont : les personnes bénéficiaires de la loi 2005-102 ou en voie de le devenir, à la recherche d'un emploi ou salariée, dans une démarche active d'accès ou de retour à l'emploi en milieu ordinaire de travail, suivies par des opérateurs en charge de l'accompagnement vers l'emploi ou du maintien dans l'emploi, présentant des besoins, en lien à leur déficience, auxquels seuls les prestataires spécifiques peuvent répondre.

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Les associations dédiées au handicap visuel

L'association Valentin HAÜY

Créée en 1889, l'Association Valentin Haüy (prononcer A-U-I) a été reconnue d'utilité publique en 1891. Son fondateur, Maurice de la Sizeranne, devenu aveugle à l'âge de 9 ans, avait pour ambition de soutenir les aveugles dans leur lutte pour l'accès à la culture et à la vie professionnelle.

Aujourd'hui, et avec constance depuis 120 ans, l'Association Valentin Haüy poursuit l'objectif premier de son fondateur : lutter avec et pour les personnes déficientes visuelles pour la reconnaissance de leur droits, leur participation à part entière à la vie sociale et professionnelle, le développement de leur autonomie au quotidien, leur information et l'information du grand public sur la réalité du handicap visuel, les moyens de sa prévention et la nécessité de toujours faire évoluer le regard que la société, et parfois les personnes déficientes visuelles elles-mêmes, portent sur le handicap.

L’Association Valentin Haüy est présente dans toute la France. Son siège est à Paris. Elle compte 110 comités régionaux et locaux et 8 établissements

Contacter l'association Valentin HAÜY

 

L'ANPEA (Association Nationale des Parents d'Enfants Aveugles)

Association de loi 1901 reconnue d’utilité publique, l’ANPEA a été créée par André GLATIGNY et a déposé ses statuts en 1964. Plus de 40 ans après sa création, l’ANPEA poursuit les mêmes objectifs : la solidarité avec les familles, l’information, le conseil ainsi que la défense des intérêts des parents d’enfant aveugle ou amblyope.

Contacter l'ANPEA