C’est une difficulté à comprendre et une limitation dans la rapidité des fonctions mentales sur le plan de la compréhension, des connaissances et de la cognition. Les incapacités qui en découlent peuvent avoir des degrés différents et perturber l’acquisition de la mémorisation des connaissances, l’attention, la communication, l’autonomie sociale et professionnelle, la stabilité émotionnelle et le comportement… Le handicap mental est la conséquence sociale d’une déficience intellectuelle. On estime aujourd’hui à 650 000 le nombre de Français souffrant de pathologies handicapantes comme la trisomie, l’autisme, le polyhandicap ou encore le X-Fragile. Quelles que soit l’origine de l’handicap, toutes les personnes concernées ont en commun le besoin d’acquérir le plus d’autonomie possible et de vivre parmi les autres.

 

Un peu de vocabulaire

Autisme : handicap du développement entraînant des difficultés à communiquer et comprendre les relations sociales.

Chromosome : élément de la cellule qui contient des informations héréditaires.

Encéphalopathie : déficience mentale associée à des troubles moteurs ou sensoriels.

Trisomie 21 : anomalie de la paire 21 des chromosomes entraînant de graves déficiences intellectuelles.

X fragile : première cause de déficiences intellectuelles après la trisomie 21.

 

Comment aider

Du fait de leur déficience intellectuelle, les personnes en situation de handicap mental ont des difficultés spécifiques pour :

Mémoriser et évaluer les informations.

  • Fixer leur attention.
  • Évaluer le temps.
  • Apprécier la valeur de l’argent.
  • Maîtriser les règles de communication et de vocabulaire.
  • Appréhender les conventions et règles tacites.
  • Maîtriser la lecture et l’écriture.

Pour communiquer, discuter, échanger, avec les personnes handicapées mentales c’est facile :

Souriez ! L’expression avenante de votre visage mettra votre interlocuteur en confiance.

  • Parlez normalement en utilisant des phrases simples et évitez les détails.
  • Prenez le temps d’écouter et de comprendre.
  • Ne manifestez pas d’impatience.
  • Privilégiez les sujets qui intéressent : la musique, le foot, la télé, les animaux…

De nombreuses personnes handicapées mentales sont autonomes dans leurs déplacements, mais il suffit d’un imprévu (une grève, un retard…) pour les déstabiliser. N’hésitez pas alors à proposer votre aide :

Les indications d’orientation sont difficiles à appréhender. Assurez-vous que la personne a compris ou accompagnez-la.

  • Demandez-lui avant de lui prendre le bras pour la guider.
  • Prenez votre temps et adaptez-vous à son rythme.
  • En cas de difficulté grave, appelez le SAMU ou les pompiers mais pas la police.
  • Ne craignez pas d’entrer en contact : le handicap mental n’est pas contagieux !

 

(Sources : Vivre ensemble, guide des civilités à l'usage des gens ordinaires et Agefiph, Qu'est ce que le handicap ?)

 

Des experts en région

Insertion +

Insertion + apporte aux prescripteurs (Cap Emploi, Pôle Emploi, SAMETH, Espaces Jeunes - Mission Locales, Employeurs privés et publics) une expertise dans le cadre de la construction du parcours professionnel de la personne.

Contacter le Service Insertion +

 

Les associations dédiées

L'UNAPEI (Union Nationale des Associations de Parents,de Personnes handicapées mentales et de leurs amis)

L’Unapei est la première fédération d’associations française de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles. Créée en 1960, elle rassemble 600 associations de bénévoles, parents et amis, qui agissent pour que toute personne déficiente intellectuelle dispose d’une solution d’accueil et d’accompagnement et soit le plus intégrée possible dans la société.

Contacter l'UNAPEI et ses associations locales